Réunion à Brennilis 18/11/11 - Article du Télégramme

Publié le par Vivre dans les Monts d'Arrée

Centrale au gaz. Début de résistance citoyenne à Brennilis

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Alors que les élus de Brennilis ont semé un terreau fertile à l’implantation de la centrale au gaz dans leur commune, une réunion citoyenne, vendredi soir, laisse apparâître un début de résistance de la population des monts d’Arrée.


Où s’implantera la centrale à cycle combiné gaz voulue par la Région dans le cadre du pacte électrique breton ? Si officiellement, les onze sites et les quatre opérateurs préselectionnés sont encore tous égaux devant l’appel d’offres lancé par l’Etat, un bruit de fond persistant semble aujourd’hui désigner le projet d’EDF à Brennilis comme grand favori.

Tapis rouge
Il faut dire que les deux assemblées communautaires et municipales, semblent vouloir dérouler le tapis rouge, si l’on en juge par cette dernière délibération prise le 27 octobre dernier, au conseil de Brennilis. Ce soir-là, par sept voix pour, 2 contre et 2 abstentions, les représentants de la commune ont formulé un accord de principe pour la cession à EDF, de plusieurs parcelles municipales situées dans l’emprise de la zone industrielle, et dans le voisinage immédiat du dôme nucléaire agonisant. Dans ce contexte, la réunion organisée vendredi soir, par l’association Vivre dans les Monts d’Arrée, avait valeur de vraie test. Résultat : une salle pleine comme un oeuf venue écouter les éclairages du collectif Gaspare, fer de lance de l’opposition à ce projet de centrale sur l’ensemble du département.

Des élus sur le reculoir
Après les exposés des membres du collectif, qui ont développé leurs nombreux arguments déjà connus contre ce projet (cf le site www.nonalacentrale.fr), les citoyens ont pu prendre la parole. "Il y a 20 ans, on nous promettait le retour à l’herbe, pour quel résultat aujourd’hui ? Un deuxième projet poubelle", a tonné cette habitante des Monts d’Arrée, en référence aux propos anciens du menhir d’Ouessant, Jean-Yves Cozan. "Que fait le parc d’Armorique, et son actuel président" ?, a enchaîné cet autre citoyen, avant que d’autres ne fassent siffler les oreilles de tous les élus brillant par leur absence : Daniel Créoff, le président du parc, mais aussi Jean-Victor Gruat, le maire de Brennilis, Jean-Yves Crenn, le président de la communauté de communes du Yeun Ellez.

Poussés par la salle à s’exprimer, quelques élus municipaux, de Brennilis ou des communes environnantes, ont avoué à demi-mot le déficit de transparence de leurs collègues. "Que voulez-vous ? Il y a une majorité d’élus pour le projet, alors, pour nous c’est difficile ".

Troadec ravive la flamme de Plogoff
Toujours prompt à lever les foules, le conseiller régional et maire de Carhaix, Christian Troadec n’a pas raté l’occasion d’une intervention tonitruante. "On est peut-être ici au début d’un nouveau combat comme celui de Plogoff. Il n’y a pas de bataille perdue d’avance, on réussira à faire plier l’Etat sur cette déraison", s’est-il enflammé, en rappelant le combat victorieux mené il y a une quinzaine d’années, au Huelgoat, contre un projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaires.

A l’applaudimètre, l’élu volcanique du Centre-Bretagne, qui ferraille actuellement avec les instances socialistes sur la question de l’investiture dans la sixième circonscription, a tout explosé. Dans un contraste saisissant, Marie-France Le Boulc’h, la conseillère générale de Pleyben est restée coi à l’arrière de la salle, incapable de défendre ses collègues socialistes Jean-Paul Le Pann (maire de Briec, autre commune pressentie pour accueillir la centrale) ou Jean-Yves Le Drian (président de région), qui venaient d'être accusés d’un déni de démocratie par la salle.

 

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